Fin avril 2018, écrasants comme l’artillerie impériale à Iéna, les médias Niel-Drahi lancent l’offensive, à coup de dithyrambes à faire rougir Kim Jung-Un, ou plutôt Jean-Louis Borloo (Le Monde) « L’espoir renaît dans les quartiers…Maires et associatifs de banlieues ne jurent plus que par lui…Le père de la rénovation urbaine… Notre dernier espoir ». L’Obs renchérit « Inimitable Jean-Louis Borloo… La conjoncture le porte ». Pour l’unanime Pravda-desmilliardaires, les banlieues sont sauvées, les Quartiers Prioritaires, naguère sinistres coupegorge, deviendront les fraternels émules de la Silicon Valley…

Certes, M. Borloo n’avait pas vraiment électrifié l’Afrique – mais pour électriser ces médias, carton plein – car voici le grandiose avenir de son plan « Faire revenir la République dans les quartiers… Vivre ensemble, en grand… Reconstruire l’épopée des banlieues… Réconciliation nationale de la République et des banlieues… ». Pas moins.

Se méfiant de la meute médiatique, sans doute aussi du plutôt défraîchi M. Borloo, le président Macron, à l’ultime minute, a flairé un loup. Un gros, genre Chien des Baskerville. Car que se passe-t-il vraiment dans ces Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ? Le plan Borloo peut-il y restaurer la loi et l’ordre ? Ces points sont exposés ci-après.

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