Le traitement des données rendu possible par l’intelligence artificielle permet de réévaluer les chiffres de l’insécurité.
Sans surprise, la réalité est bien plus grave que le discours officiel.

Par agrégation de données hétérogènes, des intelligences artificielles adaptées permettent à la base documentaire « Réel criminel » de révéler ce que subissent vraiment les Français, pour les trois infractions qui les fâchent ou les inquiètent le plus, catégories où les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur sont d’usage parcellaires, voir,e trompeurs. Commençons par les homicides et introduisons d’emblée une donnée essentielle: depuis les années 1970, la création des Samu (service d’aide médicale urgente) et des Smur (service mobile d’urgence et de réanimation), invention française au succès mondial et dont le maillage complet fut achevé vers 1990, a permis de multiplier par 2,3 (70 %, contre 30 %) le nombre de personnes sauvées d’un péril de mort entre le lieu du crime et le lit d’hôpital. Dès lors, les homicides se réduisent à de seules « tentatives » et les homicides s’effondrent. En 1988, taux d’homicide (réussi, donc): 2,79 pour 100000 habitants. En 2025, ce taux est tombé à 1,35. Formidable!

Mais bien sûr, seul le cumul « homicides + tentatives » est désormais pertinent, car personne n’a envie de subir une « tentative » d’assassinat, en comptant sur le Samu pour être sauvé et échapper à la statistique morbide. Et les chiffres sont sans appel: sous la seule présidence Macron (de 2018 à 2025), les tentatives d’homicide sont passées de 2482 à 4501, soit une hausse de 81 %, et la somme « tentatives+ homicides » a bondi de 66 % (de 3313 à 5484).

Rappelons que la population française a augmenté de 6 % – l’homicidité a donc crû onze fois plus vite que la population! Mais tout va bien. Notons au passage que le chiffre officiel de 982 morts en 2025, alors que le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) annonçait 1268 morts début décembre, sent le caviardage.
Un travail dle consolidation statistique (doublons, etc.) peut faire fluctuer un résultat de 2 à 3 %, mais pas faire « disparaître » 286 morts. Avançons une explication: il fallait maintenir ce chiffre au-dessous de la barre symbolique des 1 ooo victimes.

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