TOUT comme ses prédécesseurs des deux dernières décennies, M. Nunez, ès-qualité ministre de l’Intérieur, promet et simule d’un côté ; agit de l’autre. En docile exécutant de la politique-Macron, il lui faut – avec l’aide des médias-asservis – maintenir le bon peuple dans l’idée que tout est fait pour assurer sa sécurité ; mais en réalité, il soumet en douce son ministère à la bienséance prônée par Bruxelles.
Voyons tour à tour ces divers points.
Dans tous les sondages publiés lors des dernières élections municipales, la population,
comme toujours et massivement, a placé la sécurité en tête de ses soucis et priorités ;
bientôt après dans la liste, l’inondation des stupéfiants enfonçant encore le clou. « La sécurité,
enjeu majeur du scrutin » affirme ainsi un grand institut de sondage.
Aux questions posées (Le Figaro-Odoxa, 4/03/26), ces inquiétantes réponses : avezvous,
vous-même, subi un cambriolage ? Oui, 27% des sondés ; une agression physique
? Oui, 21%. Selon vous, un gang de narcotrafiquants peut-il contrôler un territoire/
une commune ? Oui, 74% – SOIXANTE-QUATORZE POUR CENT : vous avez bien lu.
S’agit-il des petites peurs de beaufs’ pusillanimes ? Non : la France subit bel et bien le
tsunami de stupéfiants que nous annonçons depuis deux ans :
– Cocaïne : son prix moyen – désormais, même à Clermont-Ferrand et autres villes de
province – tourne autour de 40 euros/gramme – c’était le double encore en 2021.
– Ecstasy-MDMA (drogue « stimulante » et « festive », en cachets toujours plus purs et dosés)
– usage (2010-2023) plus 480%.
– Europe – France en tête – inondée par tonnes d’un cannabis droit issu de pays où son
usage « récréatif » est légalisé – Thaïlande, Canada, États-Unis – ; là, une surproduction
incontrôlée provoque une massive et mondiale braderie – bien sûr imprévue et ignorée
des hurluberlus radotant que légaliser les drogues abolirait leur trafic.
Eh bien, c’est clairement l’inverse.
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