DANS ses médias et cénacles ; par la voix de ses journalistes et politiciens, la droite orléaniste rêve l’inexistant et l’impossible. Voilà deux décennies, mon ami Denis Tillinac chantait ainsi l’exaltante « droite mousquetaire » – qui n’avait qu’un seul défaut : ne pas exister. La droite mousquetaire, combien de divisions ? De réalisations ? À présent, les mêmes ou leurs successeurs vantent l’attelage gagnant Retailleau-Darmanin. On va voir ce qu’on va voir ! Or dans « mousquetaire » il y a mousquet. Que faire quand on a tiré ? Les militaires disent : « aller aux impacts » – c’est à dire, aux résultats. Ceux du super-tandem viennent de tomber pour le premier semestre 2025 : ils sont consternants.

Mais avant d’aborder les froides décimales du comptage criminel, ce cas effrayant, que nul média-asservi n’a songé à évoquer dans son extravagance-même ; qui, à lui seul, en dit plus qu’un volume de statistiques criminelles. Serions-nous un pays bêtement normal ; doté de dirigeants n’ayant pas lâché prise, encore simplement concernés par leur propre sécurité, le commissaire du secteur en cause, le préfet de police (au minimum) auraient été virés sur le champ. Là, non : une fois encore, comme toujours, la poussière est balayée sous le tapis.

Voici l’affaire : un commerce d’occasion vend en étage des sacs à main de luxe ; il est cambriolé – où est le problème ? Le voici : ce commerce est presqu’à l’angle de la rue Royale, faubourg Saint-Honoré. À cent mètres au sud, l’ambassade des États-Unis ; 200 m. à l’ouest, la célèbre boutique-amirale de Hermès ; trottoir d’en face, encore 100 m sur ce faubourg, l’ambassade britannique… juste après, la présidence de la République, palais de l’Élysée. Encore 100 m, place Beauvau, le ministère de l’Intérieur. À ce point du récit, un simplet a saisi qu’au monde, il y a sans doute peu d’espace plus protégés, sécurisés, scrutés de cent façons, jour et nuit, par tout temps.

Attendons la suite…

Le 6 juillet est un dimanche : les malfrats sont au travail ; la sécurité, euh… Après cinq heures du matin (l’été, l’aube blanchit les cieux), trois Arsène-Lupin escaladent la façade d’un immeuble jusqu’au 4e étage ; fracturent une fenêtre du local, accèdent aux sacs à main hors de prix. Nul ne les voit…

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