AU XXe siècle, c’est un des types de films les plus angoissants d’Hollywood : plongé dans une mystérieuse affaire, un homme seul réalise qu’à Washington un dirigeant fédéral manipule et trahit ; que ce moderne Machiavel joue contre son camp. Longtemps, le spectateur français a vu ces films avec distance ; certes fascinants, ils exposaient cependant un cas étranger au nôtre, Français. Bons ou mauvais, honnêtes ou filous, nos dirigeants étaient pourtant les nôtres ; puis, le général De Gaulle et le combat de sa vie contre « le parti de l’étranger »…
Or désormais, le néolibéralisme infecte le sommet de l’État ; des signes concrets montrent un gouvernement de la France fragilisant la sécurité de son pays et favorisant le flicage de ses citoyens. L’accusation est sérieuse : voici les faits, les preuves, les éléments les plus récents.
Depuis deux ans, disent des experts renommés « Pas une semaine sans nouvelle fuite de données en France », pays toujours plus « très mauvaise élève de la cybersécurité en Europe »… Depuis 2017 (arrivée de M. Macron) « des dizaines de millions de données piratées dans notre pays ». 17 600 cyberattaques (connues) en France en 2025 – ± 48 par jour ; + 4% sur 2024. Surtout, + 19% de piratages ciblant le service public.
De fait, en décembre 2025, on a le piratage de fichiers très sensibles du ministère de l’Intérieur : Personnes recherchées (FPR)… Traitement des antécédents judiciaires (TAJ) parmi d’autres. Mi-février 2026, le stratégique registre national des comptes bancaires FICOBA voit 1,2 million de ses 300 millions de fiches (nom, adresses, IBAN, etc.), siphonnées. Comme d’usage, la Direction générale des finances publiques de Bercy édulcore : fichiers « consultés… Accès illégitime »… Mais c’est bel et bien de piratage qu’il s’agit.
Notons au passage que d’usage, le pouvoir néolibéral nie tout ; n’est jamais fautif – n’admet rien. Marqueurs alarmants d’une croissante anarchie, les refus d’obtempérer routiers explosent de plus 11% en 2025 ? M. Nuñez « refuse de parler de situation d’échec » et promet, pour bientôt, de vagues « réponses fermes ».
De même, le ministère de la santé se défausse-t-il après le pillage, chez l’éditeur de logiciel médicaux Cegedim-Santé, des données intimes de millions de Français (nom, prénom, sexe, téléphone, adresses courriel et physiques…) ; même, pour près de 170 000 d’entre eux, des remarques parfois ultra- sensibles de médecins : atteint du Sida… sexualité … pratique religieuse musulmane ou autre…
Pire, des données personnelles « de dirigeants politiques, dont des candidats à la présidentielle » : un désastre. Réaction du ministère de la Santé ? Même pas mal ! « Ça concerne un prestataire privé… ni défaillance des systèmes du ministère, ni d’une infrastructure relevant de l’État ».
