« L’éclat des fusillades ajoute au paysage une gaité jusqu’alors inconnue… »
Aragon, « Front Rouge », 1931

LES DERNIÈRES semaines de 2025 ont vu s’embraser la France des cités hors-contrôle. Fusillades à tout-va : Arles… Avignon… Bagnolet… Bordeaux… Brest… Carcassonne… Carpentras… Clermont-Ferrand… Garges-lès-Gonesse… Grenoble… Loon-Plage… Marseille… Nantes… Nice… Nîmes… Oullins-Pierre-Bénite… Pau… Rennes… Romans-sur- Isère… Sevran… Toulouse… Trappes… Tremblay-en-France… Vaulx-en-Velin… et tant d’autres, ont vécu au rythme de tirs diurnes ou nocturnes. Accouru comme d’usage à Marseille quand ça chauffe, M. Macron a récité ses incantations creuses « Ne pas céder à l’esprit de défaite… Ne rien lâcher ». Mais comme entre-temps, à l’Élysée même, il s’était fait piquer des dizaines de pièces de sa luxueuse vaisselle pour grands dîner d’État, il y est rentré vite-fait, peut-être compter ses assiettes.

Pendant ce temps, à Marseille encore, une préfète jugeait bien émotifs les salariés d’Orange ayant, le temps que ça se calme, fui le coupe-gorge Félix-Pyat … Or sur place, peu avant, cet « ado de 15 ans, torturé, poignardé cinquante fois et brûlé vif »… Pas bien loin, à l’ombre de la tour Bel-Horizon, cette guerre (en deux mois, 2 morts et 5 blessés à l’arme de guerre…) entre « Blacks du Parc » (Comoriens) et lascars de la Belle-de-Mai… Pourquoi paniquer ? M. Macron et sa préfète l’ont juré : ils « ne lâcheront rien ». Alors…

Alors, le pire restait à venir. Car, pendant ce temps-là, en deux mois, nos gouvernants perdus dans quelque stratosphère ukrainienne laissaient (côté physique) éventrer et piller le plus grand musée du monde et (côté numérique), le portail CHEOPS, saint des saints du ministère de l’Intérieur, donnant aux policiers et gendarmes accès aux fichiers secrets, antécédents judiciaires… personnes recherchées… traces génétiques…

Dans ces deux affaires, peut-être pour sauver la face, nos ministres évoquent d’abord un génie criminel, pirate Nord-Coréen ou Chinois… L’ombre de Poutine, peut-être… Eh bien, pas du tout : au Louvre, « Doudou Cross-Bitume » est monté au braco… Et l’éventreur de CHEOPS est un « décrocheur scolaire » limougeaud de 22 ans, connu pour « canulars en ligne » et vivant chez sa maman. Pire : l’olibrius aurait campé des semaines dans les serveurs de l’Intérieur, avant qu’on finisse par s’en aviser…

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