1 – A l’issue des élections municipales et avec la victoire de certaines mairies par LFI, quelle est la réalité de la cartographie des territoires perdus de la République passés sous influence des narcotrafiquants en France ? Quelles sont les principales villes touchées par ce fléau ?
EN donner la liste ici, même succintement, prendrait des pages. Suffit de savoir qu’à l’été 1983, quand le président Mitterrand découvre le problème, existent 22 de ces quartiers surtout peuplés d’immigrés, où la jeunesse s’insurge contre la police. Le premier fut « Les 4 000 » à la Courneuve ; signalons ici le film prophétique de Jean-Luc Godard « Deux ou trois choses que je sais d’elle », tourné en 1967 aux 4 000 ; il en dit des tonnes sur l’émergent cauchemar des grands-ensembles. Le poète Friedrich Hölderlin eut un jour ce dire fulgurant : « Ce qui demeure, les poètes le fondent ». Il avait raison.
Accéléré-avant à la fin 2024 et au comptage par le « Ministère de la Ville » des quartiers dits « de la politique de la ville » (QPV) : environ 1 400. Le pire étant que TOUS les inscrits initiaux de la liste, dans la décennie 1990, y sont TOUJOURS ; et même, grossissent : une rue parci, un HLM par là. Donc, depuis plus de quarante ans, en continu : prolifération et métastases. Le pire échec de toute la Ve République, à coup sûr.
2 – Quelles sont les mécaniques concrètes de basculement (économiques, sociales, sécuritaires) et en quoi les premières annonces et mesures des nouveaux maires d’extrême gauche tout juste élus risquent d’aggraver la situation ? (Notamment sur l’avenir de la police municipale)
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