CHAQUE fois qu’on leur donne la parole, les français crient leur inquiétude, voire leur fureur, sur l’insécurité qui les accable ; ce, à tout journal ou Institut de sondage ; cette variété de sources et d’acteurs ayant valeur de référendum.

Bref rappel (Le Figaro-Odoxa, 27/11/2025) « Êtes-vous satisfaits des contrôles & arrestations de trafiquants de stupéfiants » ? NON, 73%… « Des fermetures des points de deal » ? NON, 76% (Non à 69% fin 2024…). « Ressentez-vous de l’insécurité de par ces trafics » (villes moyennes…) OUI, 66%. « Faites-vous plus ou moins confiance au gouvernement pour assurer la sécurité » (délinquance, cambriolages et agressions) MOINS, 77% ! Toujours plus de territoires hors-contrôle de l’État, OUI, 84% !! Sondages avant les municipales, décembre 2025-janvier 2026, (La Dépêche, Ouest-France, Sud-Ouest, etc.) : enjeux des élections à venir ? La sécurité, PARTOUT en première ou 2e position. Résumant cent réflexions de sondés, un habitant d’une zone criminalisée de Brest : « Ça ne s’arrête jamais… Rien ne change ou en pire… Tout est gâché par les trafics, les dealers »…

Réaction officielle à cette énorme et inquiète colère : comme toujours, édulcorer le réel criminel, grâce à la complicité de médias dits « d’information ». Dernière vague de propagande-tisane calmante, les usuelles conférences des préfets présentant, vers la mi-février 2026, les résultats de leur « lutte contre la délinquance », dans leur département.

Lire les comptes-rendus de ces présentations dans les médias locaux, c’est feuilleter le catalogue officiel des cent façons de brouiller les pistes, noyer le poisson, amuser ou abuser le chaland. Sans que jamais, les journalistes n’adressent aux préfets nulle critique, même légère, devant des bobards éhontés : toute parole préfectorale étant reçue prosternée, puis reproduite sans hésitation ni murmure.

Documents joints

Lire l’article complet au format PDF

Partager cet article

Partager cet article sur vos réseaux sociaux !