Séculairement – preuves ci-après – l’absence d’ordre mondial génère des désastres. Or dans une aire des Caraïbes dont chacun sait qu’elle fut l’épicentre de la piraterie, le président Trump guerroie à présent. Or il y affrontera forcément, non les fantoches politiques ou militaires du coin, mais de richissimes et féroces cartels de la cocaïne : une autre affaire. Car d’ores et déjà :
– Depuis 2024, au nord du Mexique, une guerre entre fractions du cartel de Sinaloa fait des milliers de morts et de disparus : bain de sang… nuit et jour, fusillades et enlèvements entre narcos cagoulés… cadavres jonchant les trottoirs… Cette seule guerre intestine coûte aux cartels 5 millions de dollars par JOUR.
– Dans la région, ces narco-milices se militarisent, cryptent leurs échanges, etc. Dès 2015, un cartel abat un hélicoptère militaire mexicain au lance-roquette (6 soldats tués). Disposant de fortunes, ces milices des cartels sont entraînées par des militaires colombiens et vénézuéliens ; certains de leurs dronistes font même des stages en Ukraine…
– Toujours dans la zone, d’autres cartels (Chevaliers Templiers, Familia Michoacana, etc.) disposent de mines Claymore et lance-roquettes ; produisent leurs blindés munis de mitrailleuses lourdes. Dès 2020, le « régiment » spécial du Cartel Jalisco Nouvelle Génération dispose de drones autonomes une heure, vision thermique de nuit, rayon d’action de 20 km. Certains emportent 3 kg d’explosifs ; d’autres des bombes toxiques, à base de pesticides et poisons.
– Sur la chaotique frontière entre un Venezuela trois fois plus vaste que le Vietnam et la Colombie, affluent à présent par milliers les guérilleros dégénérés-criminalisés de l’ELN et de divers Fronts des ex-FARC, brûlant d’affronter les « Yanquis ».
Dans ce chaudron de sorcières, que fait Washington, que veut Donald Trump ? Dès à présent, ceci : empirant chaque jour, la confusion n’y présage rien de bon. Voici pourquoi. Aux États- Unis, il est classique qu’un candidat isolationniste hostile aux « guerres sans fin », devienne, une fois élu, un président belliciste. De fait, après sa campagne « America First », le président Trump bat, en onze mois à la Maison Blanche, l’absolu record de … sept pays bombardés !
Principe ? ignorance ? Donald Trump balaie l’immense édifice du Jus publicum Europaeum, (Droit Public Européen) hérité de l’Europe classique, dont il dit « n’avoir pas besoin ». Rejet lourd de conséquence car rire de l’ordre mondial et de l’idéal d’une planète aux normes, règles et principes admis par tous ; prôner la loi du plus fort, aggrave le chaos mondial.
Or pour penser ce chaos, existe le puissant outil conceptuel de « Nomos de la terre » – pour l’expliquer simplement, un « règlement de copropriété » planétaire.
