(avec Stéphane Quéré) Favre ed., Lausanne – 2000

« Je vois déjà les consciences morales adopter la stratégie du soupçon. Parler de la mafia albanaise ? C’est faire le jeu de Milosevic. Voire donner dans le racisma anti-albanais. C’est naturellement tout le contraire. » Voici ce que va démontrer ce livre, le premier consacré à ce sujet, qui traite de choses terribles avec le sérieux et la pudeur qui s’imposent.

Tous les pays ont un « milieu » criminel. Peu nombreux sont cependant ceux qui ont suscité une authentique mafia, une société secrète permanente dotée de rites d’initiation, d’une loi du silence et pratiquant un recrutement clanique. Mais si Cosa Nostra de Sicile, triades chinoises et Yakuza japonais sont célèbres, on connaît en revanche mal la nouvelle et fort dangereuse mafia albanaise, telle qu’elle opère dans ses fiefs d’Albanie, de Macédoine et du Kosovo ; au-delà, partout en Europe – et même en Amérique du nord.

Et pourtant la mafia albanaise contrôle :

Plus de 70 % du marché de l’héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne et dans les pays scandinaves, alors qu’en France, le problème est encore embryonnaire mais son développement est imminent, Des milliers de prostituées « travaillant » dans des conditions horribles, de l’Italie à la Suède, Des dizaines de commandos de cambrioleurs ultra-professionnels, formés d’anciens militaires ou policiers.

La mafia albanaise est crainte pour sa férocité, ses vengeances implacables ; au point qu’elle inspire même un grand respect aux puissantes familles mafieuses de Sicile.

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