Sécurité globale – Février 2017

Présidentielle et dépénalisation du cannabis

Clairement, pénaliser l’usage des stupéfiants ou pas, libéraliser cet usage ou non, relève de la décision politique. Ici, le criminologue n’à pas à trancher, mais peut en revanche contribuer au débat – ce que nous faisons.

Rappel : la Convention unique des nations-Unies (1961, entrée en vigueur le 13/12/1964), ratifiée par la France, « limite l’usage des stupéfiants à des fins thérapeutiques et médicales » et fait du trafic des stupéfiants « un crime punissable de prison ». La Convention liste les stupéfiants concernés, dont, explicitement, le cannabis. Voyons les arguments en cause. Tout candidat à la présidentielle peut bien sûr proposer les changements sociaux/sociétaux de son choix, à condition que son raisonnement repose sur un socle réaliste. Que disent les « dépénalisateurs » du cannabis ? Il faut en libéraliser l’usage car en la matière, la France a pratiqué ce dernier demi-siècle une répression féroce et aveugle qui a totalement échoué. Preuve : aujourd’hui, plus de jeunes que jamais « fument ». Donc, cessons de réprimer et libérons la société d’une contrainte absurde.

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