Les supports matériels sont généralement :
· Un extrait
d'acte de naissance
· La fiche
d'état civil avec ou sans filiation
· Le livret
de famille
· La carte
d'identité
· Le passeport
· Une carte
de séjour
· Les permis
divers (conduite automobile, chasse, bateau, etc.)
· Une partie
du corps.
Ce sont des papiers de légitimité ou des documents de voyage. Tous ces supports matériels sont en papier ou en plastique, y compris le corps humain propre à l'identifiant.
Les supports immatériels
sont généralement :
· Un code confidentiel
de carte bancaire
· Un mot de
passe ou d'authentification
· Une signature
électronique.
Ce sont plutôt des éléments d'authentification. Ces éléments sont souvent une suite numérique cryptée, inscrite dans le disque dur d'un ordinateur ou sur un semi-conducteur.
Dans le cadre de l'étude des fausses identités, il est préférable de traiter uniquement les supports matériels que sont les papiers de légitimité, les principes d'authentification sur des supports immatériels étant en constante évolution, et relevant plus d'une problématique de sûreté ou de sécurité informatique.
4.1. LES PAPIERS DE LÉGITIMITÉ
Ainsi que nous avons
abordé le problème précédemment, les papiers
de légitimité sont le support d'une vraie ou d'une fausse
identité.
Pour ces documents
de légitimité, on distinguera deux types de supports identitaires
:
· Les vrais
« faux » qui n'ont pas été délivrés
par une autorité légitime
· Les faux
« vrais » qui ont été délivrés
par une autorité légitime sur la foi de fausses déclarations
ou de faux éléments. Les faux « vrais » sont
également utilisés par des services secrets.
4.1.1. LES VRAIS « FAUX »
Les vrais « faux
» sont authentiquement des « faux documents ». Il s'agit
:
· Soit de documents
qui n'ont pas été délivrés par l'autorité
légitime.
· Soit de documents
falsifiés.
Les vrais «
faux » sont le support de 99% des identités virtuelles. Ce
sont généralement des documents de qualité médiocre90,
dans lesquels on trouve des fautes d'orthographe, des tampons d'origine
différentes de ceux requis normalement, (bibliothèque municipale,
Poste, etc.), des falsifications grossières par superposition d'une
photographie, etc.




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(acte de naissance) |
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(permis de conduire) |
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(Carte de séjour) |
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(Passeport) |
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(Passeport diplomatique) |
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· La délivrance
a été effectuée à l'usurpateur (trice) sur
la base de vrais documents de légitimité (acte de naissance,
livret de famille, autres faux)
· La délivrance
a été effectuée sur la base de faux documents de légitimité
(faux acte de naissance, faux livret de famille, autres faux).
Les porteurs de faux
« vrais papiers » peuvent donc avoir :
· Une fausse
identité virtuelle
· Une fausse
identité usurpée.
Les cas existent mais sont peu fréquents, quoiqu'on observe une augmentation des tentatives. Il faut dire qu'il existe même des ouvrages spécialisés dans le détournement de la loi, et qui publient95 l'intégralité du processus.
Exemples :
· Paule Chanelle
KIFOULA BANZOUZI96
est née le 26/07/1978 à BRAZAVILLE. Elle a une s_ur jumelle
dont le nom est Renée Cynthia KIFOULA BANZIMBA97.
Pour des raisons obscures, Paule Chanelle (vers 7 ou 10 ans) quitte le
Congo et est hébergée par son oncle maternel Simon MIENANZAMBI98,
qui utilise la jeune fille comme bonne à tout faire. Sans que l'on
comprenne pourquoi, il décide de la reconnaître, et lui change
son prénom. Paule Chanelle devient Fanny. Elle est alors mineure.
Plus tard, une fausse « vraie carte d'identité » lui
est donc délivrée. L'identité de Fanny MIENAMZAMBI
est donc virtuelle, mais le support identitaire (CNI) est vrai.
· Sylvie REHLINGER et Jocelyne HAMARD habitent dans le même foyer de jeunes filles au Mans. Sans que l'on connaisse exactement le processus utilisé, Jocelyne HAMARD parvient à connaître l'ensemble des éléments d'Etat-Civil de Sylvie. Elle se fait délivrer une carte d'identité en 1978, et la conservera pendant plusieurs années. Tout à fait normalement, à chaque péremption, elle se fera délivrer une nouvelle CNI. Il s'agit bien entendu d'un fausse « vraie carte d'identité » délivrée à une usurpatrice.
4.1.3. L'UTILISATION DE FAUX « VRAIS PAPIERS » PAR DES SERVICES DE L'ÉTAT
En ce qui concerne la DGSE, l'administration française fourni un lot numéroté de papiers de légitimité. Il est donc possible de les identifier à un certain niveau de contrôle. Ces documents sont détruits après utilisation, et servent dans des cas très particuliers (cas d'urgence, négociation avec des gens extérieurs au service, etc.). Les spécialistes du service action préfèrent user de faux « vrais papiers » basés sur des usurpations d'identités, usurpations préparées par un service spécial. Les personnes dont l'identité est usurpée sont donc bien vivantes, ont des alibis naturels, et généralement sans rapport avec ce dont on pourrait les soupçonner. Toute enquête émanant d'un service de Police ou d'autres services secrets, est vouée à un échec manifeste. C'est la méthode la plus fiable.
Exemples :
· Marthe RICHARD,
qui a donné son « nom de guerre99
» à la fameuse loi du 13/04/1946 interdisant les maisons closes
sur tout le territoire national, est en réalité Marthe née
BETENFELD, veuve RICHER, veuve COMPTON. Ce « nom de guerre »
au sens propre, lui a été procuré par Le commandant
Joseph LADOUX, chef du SCR100,
afin qu'elle séduise et espionne le baron Von KROHN, chef du SR
naval allemand. Pour que sa couverture soit parfaite, Marthe sera doté
d'un jeu complet de faux « vrais papiers », qu'elle conservera
et utilisera d'ailleurs toute sa vie. Elle reste connue sous sa fausse
identité (virtuelle), qui n'est pas un pseudonyme.
· Dans l'affaire
du Rainbow Warrior, la DGSE a fourni à 7 de ses agents des faux
« vrais passeports ». 5 agents ont pu bénéficier
de passeports français dûment enregistrés auprès
de l'administration avec des identités virtuelles, et 2 agents de
faux « vrais passeports » suisses. Une plaisanterie mal
perçue par nos voisins helvètes ! Les faux « vrais
passeports » français ou suisses pouvaient donc être
facilement identifiés. Première erreur. Les deux agents français,
le Lieutenant Dominique PRIEUR et capitaine Alain MAFART, sont dotés
de passeports suisses au nom de Sophie PAYOT et Alain TURENGE, en voyage
de noce. Il aurait mieux valu utiliser des passeport français, mais
le commandant de l'opération a eu peur d'une trop grande concentration
de français sur l'île en basse saison. Seconde erreur, Alain
TURENGE, dont l'identité a été usurpée, était
décédé depuis quelques mois. Les autorités
néo-zélandaises ne mirent que 24 heures à s'apercevoir
qu'il s'agissait de faux papiers. Heureusement les 5 autres personnes purent
s'exfiltrer, non sans difficultés de Nouvelle Zélande. Pour
un petit détail de papiers, ce ratage franco français a fait
le tour du monde.
4.2. LES DOCUMENTS DE VOYAGE
Les documents de voyage ont la particularité d'être des documents de légitimité ou des autorisations administratives utilisables par des autorités étrangères. Ils ne sont destinés qu'à franchir des frontières.
Il s'agit :
· Du passeport
· Du passeport
diplomatique
· Des visas
· De la carte
consulaire
· De l'autorisation
de sortie du territoire
· Du laisser
passer.
Les faux passeports ou les faux visas sont couramment utilisés. Il y a quelques passeports diplomatiques qui sont des faux fabriqués. En revanche, les autorisations de sortie du territoire national, ou les laisser passer sont rarement contrefaits puisqu'ils permettent de quitter un territoire. Je n'ai pas connaissance de cas où des cartes consulaires aient été volées ou falsifiées dans la mesure où elle sont délivrées par le pays d'accueil (en France par le Quai d'Orsay). On se souvient le 31/07/1978, qu'un terroriste palestinien (paraît-il) est abattu par le service de sécurité de l`ambassade d'IRAK. Péniblement la Police nationale appréhendera 3 irakiens, Ibrahim AL SIGAB, abdel HAMID NATIK et Khalid ALWINDAWI. En vertu de la convention de vienne, régissant l'immunité diplomatique, ils seront expulsés sans procès.
4.2.1. LES PASSEPORTS
· En 1996, l'affaire du carrefour du développement ébranle la France. Christian NUCCI, ancien ministre socialiste de la Coopération, mis en cause pour détournement de fonds publics, est condamné en correctionnelle. C'est sur dénonciation de son chef de cabinet, Yves CHALIER, également condamné, que l'affaire a pu éclater. En fait la dénonciation de CHALIER avait été échangée contre une immunité pénale qui n'a pu être obtenue, la justice n'aimant ni les pressions, ni les manipulations, ni les raisons d'Etat. Le ministère de l'intérieur est alors intervenu secrètement par l'intermédiaire de Jules Philippe FILIPEDDU (impliqué dans d'autres affaires) auprès d'Yves CHALIER pour lui procurer un vrai « faux passeport » afin de fuir en Amérique du Sud. C'est un fonctionnaire du ministère de l'intérieur, le commissaire Jacques DELEBOIS, qui fabriqua le fameux passeport. L'enquête démontrera que l'identité mentionnée était virtuelle, ce qui condamnait Yves CHALIER à se faire repérer à court terme. C'est ce qui arriva. Le commissaire DELEBOIS a t-il volontairement attribué une identité virtuelle, ou s'agit-il seulement d'une grosse erreur opérationnelle ? On ne le saura jamais.
Autre exemple intéressant celui de Radovan KARADZIC, représentant du parti démocratique serbe. Ce dernier se serait fait fabriquer un faux passeport diplomatique slovaque au nom de Radomir KADLEC né le 17/05/1945 à Bratislava. Une source anonyme (peut-être le faussaire lui même) a eu l'élégance de faire parvenir une copie par mail auprès des autorités policières d'un pays occidental.
Quelques vérifications d'usage ont permis de déterminer que le ministère des affaires étrangères de la république de slovaquie n'avait jamais employé de Radomir KADLEC.
Un chose est demeurée étrange
: le numéro du passeport 7SVK4505178M02310815721-51 existe et correspond
bien à un passeport diplomatique. Le document aurait été
délivré le 03/07/1997, (ce qui ne correspond pas au document
ci-après : date de délivrance 05/08/1997, date d'expiration
31/08/2002).
4.2.2. LES VISAS



Les visas contrefaits
ou achetés illégalement émanent principalement des
pays d'Afrique du Nord, d'Afrique de l'Ouest, d'extrême orient, et
des pays d'Europe de l'est.
En ce qui concerne
le visa schengen, de nombreuses mesures techniques ont été
prises pour éviter les contrefaçons. Il faut reconnaître
que c'est assez efficace, même si deux failles doivent être
soulignées :
· L'attribution
du visa se fait par défaut (l'identité du demandeur est vérifiée
à Nantes, et s'il n'apparaît pas sur les fichiers d'expulsion
ou de « connu pour d'autres raisons », le visa est attribué.
C'est ce qui provoque de nombreuses récidives en matière
de reconduite à la frontière)
· L'attribution
du visa est discrétionnaire. Cela signifie qu'un fonctionnaire consulaire
peut décider ou non d'une attribution, et apposer le précieux
visa sur un passeport. (Les possibilités de fraudes existent objectivement,
même si elles sont probablement très marginales).
Pour passer illégalement une frontière, on peut utiliser plusieurs techniques :
· Acheter un
faux visa pour son vrai passeport
· Acheter un
faux visa sur un vrai « faux passeport » doté d'une
identité virtuelle
· Se faire
attribuer un vrai visa sur un vrai « faux passeport » doté
d'une identité virtuelle
· Se faire
attribuer un vrai visa à l'aide d'une identité usurpée
ou substituée, voire même volée.
Les problèmes de visas préoccupent uniquement les pays qui sont les plus touchés (USA, Canada, Commonwealth, Europe). Il faut bien reconnaître que les pays d'origine des populations émigrées sont très distants à propos de ces petits problèmes de frontières occidentales au regard de leurs difficultés économiques. Peut-on vraiment le leur reprocher ? Il arrive même qu'ils en sourient102 ...
Toutefois quand le phénomène s'inverse, c'est à dire quand d'anciens émigrés ou réfugiés naturalisés en occident, souhaitent voyager dans leur pays d'origine (ce qui leur est souvent interdit), l'utilisation de faux visas est sévèrement critiquée.
Exemples :
· Une malienne de 45 ans,
Ba DJÉNÉBA a escroqué une dizaine de ressortissants
ivoiriens en leur vendant ou en tentant de leur vendre un faux visa103
pour les Etats-Unis, et peut-être de faux billets d'avion104.
Chacune des victimes identifiées a payé de 1.000.000 à
1.500.000 Francs CFA (10 à 15.000 FF). Madame DJÉNÉBA
faisait croire à ses victimes qu'elle était une amie de l'ambassadeur
des Etats-Unis, ou qu'elle était mariée à un américain,
et qu'elle avait en tous cas les moyens d'intervenir. On suppose que toutes
les victimes, candidates à l'achat d'un faux visa n'ont pas porté
plainte !... Dans le lot, des victimes, Monsieur YAYA FOFANA, en réalité
Sanou Yaya qui aurait été l'instigateur de l'escroquerie.
· Le Ministère des
affaires étrangères de la RDP (république démocratique
du peuple Lao[tien]) a publié récemment une annonce indignée
dans laquelle il est mentionné qu'une unité spéciale,
étrangère (entendez occidentale et impérialiste),
a fourni des faux visas à des anciens ressortissants laotien dans
le but de favoriser une déstabilisation du pays.
Les contrôles
d'identité sont ils réellement des contrôles d'identité
au sens philologique où nous l'entendons ? sans doute pas.
Nous avons évoqué
précédemment les difficultés que le contrôleur
(quelle que soit sa fonction) doit contourner, pour s'assurer de l'identité
d'une personne physique :
· Inexactitudes
de l'état civil du fait de multiples concepts d'identités
patronymiques
· Fiabilité
et intégrité relatives de l'identité administrative
· Translittérations
non standardisées
· Calendriers
différents, susceptibles d'altérer l'identité administrative.
Le contrôle d'identité en tant que tel dépend de deux paramètres :
Les contrôles
d'identité sont souvent considérés comme globaux alors
qu'ils peuvent être décomposés en 4 mesures distinctes
:
· Le recueil
d'identité
· Le relevé
d'identité
· Le contrôle
d'identité
· La vérification
d'identité.
Le recueil d'identité
Le recueil d'identité
est le premier échelon du contrôle, quoiqu'il ne s'agisse
pas d'un contrôle au sens littéral. Il s'agit d'une mesure
non coercitive, prévue notamment pour les agents de la SNCF et de
la RATP. Il permet seulement de demander à un éventuel contrevenant
d'indiquer son identité, sans pouvoir exiger de lui la présentation
d'un document d'identité.
C'est également
le cas des postiers ou des commerçants qui peuvent demander à
recueillir une identité pour s'assurer de l'éventuelle régularité
d'une transaction. Les recueils d'identité sont également
admis pour toutes les procédures contractuelles civiles (banques,
baux, etc.).
Une personne peut
parfaitement refuser un recueil d'identité, mais elle s'expose à
devoir renoncer à un projet. (retirer une lettre recommandée
ou ouvrir un compte bancaire, par exemple). En revanche, un commerçant
ne peut opposer une vente, même s'il essuie un refus de présentation
sous peine d'être poursuivi pour refus de vente. De même l'accès
à une entreprise publique ou privée ne peut être conditionnée
à la présentation d'une pièce d'identité.
Le relevé d'identité
L'élargissement
des compétences des agents de police municipale, en matière
de verbalisation, a conduit le législateur à créer
récemment le « relevé d'identité ». Celui-ci
consiste à permettre à ces agents de demander à un
contrevenant de présenter une pièce d'identité. Cette
nouvelle disposition légale modifie le code de procédure
pénale, où figure désormais un article 78-2 la concernant.
Elle complète les différents moyens de contrôle existant
en matière d'identité.
Le relevé d'identité
occupe un échelon intermédiaire, puisqu'il permet de demander
la présentation d'un document justifiant l'identité d'une
personne. Si celle-ci refuse, l'agent de police municipale en référera
à l'officier de police judiciaire compétent le plus proche,
seul habilité à prendre des mesures plus contraignantes.
Les agents contractuels(les)
sont exclus des dispositions de l'article 78-2 du CPP.
Le contrôle d'identité
Le contrôle d'identité permet, quant à lui, d'exiger d'une personne qu'elle décline son identité et qu'elle la prouve, c'est à dire qu`elle corresponde bien aux mentions inscrites sur le document présenté. Cette mesure reste l'apanage des policiers et gendarmes, APJ et OPJ. Ici, pas de refus possible, la personne contrôlée s'exposant à une mesure beaucoup plus coercitive : la vérification d'identité.
La vérification d'identité
Échelon ultime
dans la hiérarchie des dispositifs concernant l'identité
des personnes, la vérification d'identité permet à
un officier de police judiciaire de retenir une personne, pour une durée
n'excédant pas quatre heures. Le temps de s'assurer de la réalité
d'une identité lorsque les documents présentés sont
litigieux ou lorsqu'une personne n'a pas de papier d'identité avec
elle. Les APJ ne peuvent effectuer des vérifications d'identité,
sauf s'ils ont reçu une délégation de la part d'un
OPJ, ce qui dans la pratique est systématique. Les dispositions
des vérifications d'identité sont décrites dans l'article
78-1 du CPP.
Il est notamment précisé
qu'une personne maintenant son refus de justifier de son identité,
malgré la demande d'un procureur de la république ou d'un
juge d'instruction, est passible d'une peine d'amende et même d'un
emprisonnement. Rappelons, toutefois, que le droit français n'impose
pas d'avoir de documents d'identité sur soi.
4.3.2. MOYENS TECHNIQUES DE CONTRÔLE
Pour les vrais « faux »
· Les supports
identitaires en papier sont aisément falsifiables, aussi on essaye
de protéger leur intégrité en utilisant des papiers
fiduciaires, en y apposant des vignettes, des hologrammes autocollants,
des filigranes, des microtextes ou utilisant des encres sensibles aux acides
ou à la lumière. Les passeports européens ont ainsi
une dizaine de particularités anti contrefaçons.
· Les supports
identitaires en plastique sont plus difficilement falsifiables puisque
le support papier est enfermé dans une gaine plastique. Impossible
de remplacer une photographie, ou de gratter un nom. Impossible d'utiliser
des acides pour dissoudre des encres comme cela se fait sur les chèques
volés.
Pour les faux « vrais »
La lutte contre les
faux papiers est le corollaire obligé de la lutte contre les fausses
identités. A ce jour, la lutte est essentiellement technique.
Pour les polices du
Monde, le contrôle s'effectue généralement dans des
conditions de rapidité impropre à une vérification
rigoureuse. Seul le procédé de réaction aux rayonnement
U.V. est utilisé. De temps en temps, l'hologramme est testé,
mais c'est très rare.
Il existe pourtant
sur les passeports européens, (par exemple), 20 protections différentes.
Ce sont :
· Des microtextes
imprimés discrètement à des endroits spécifiques.
· Des procédés
d'images latentes, modifiées avec l'inclinaison du document
· Des vignettes
autocollantes métalliques
· Des filigranes
· Des encres
invisibles ou U.V.
Pour des raisons de
confidentialité, toutes ne seront pas révélées.
Quelques exemples seront développés dans la 3ème
partie sur un passeport suédois de nouvelle génération.
91Voir deuxième partie : Fausses identités et activités criminelles.
92Pas de cas portés à ma connaissance.
93Boat People cubains qui traversent le golfe du Mexique sur des chambres à air de camions pour tenter d'accoster sur les Florida Keys (Sud de Miami).
94Pas de cas portés à ma connaissance.
95Extrait du livre 50 millions de voleurs.
96Voir document en annexe
97Voir chapitre sur les identités patronymiques, passage concernant l'Afrique.
98Actuellement fonctionnaire de police à l'IGPN !....
99Précisons que Marthe RICHARD n'était pas une prostituée, mais qu'elle collaborait activement avec un service de renseignement militaire, lequel lui a imposé de porter une fausse identité.
100SCR : Service de renseignements économiques de la France en 1932
101Sauf cas exceptionnel.
102Voir article du journal IVOIR'SOIR du 02/09/2000 par Landry Kohon (Cote d'Ivoire).
103Après approfondissement de cette affaire, il n'était pas possible que le visa obtenu soit vrai. Les victimes savaient donc qu'il s'agissait d'une transaction illicite, même si certains ont déclaré avoir été naïfs.
104Voir
le chapitre sur les conséquences sociales liées aux fausses
identités