Depuis Philippe Muray au moins, tout le monde sait ça : les films et feuilletons (« séries ») de Hollywood ont comme but unique de faire accepter aux moutons hypnotisés de la société-del’information, leur vie-de-merde comme distinguée et désirable.

Ainsi le feuilleton phocéen « Plus belle la vie » est-il à dessein l’exact inverse de la vie réelle des Marseillais : les bandits y sont Provençaux et leurs victimes, issues d’Afrique, les homosexuels et transsexuels (ne ratons nulle lubie américaine !) y représentent la sainteté contemporaine, etc. Ajoutons-y un maire fatigué, sortant parfois d’une rêverie pour gémir « Marseille n’est pas Chicago » : voici le tableau clinique de l’aveuglement marseillais.

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